C10 - AIR FRANCE... MON AMOUR
Air France ou mes rêves pour seul bagage...
1971 - Mon court vécu de jeune voyageur biculturel m’avait rapidement initié à la complexité passionnante du monde dans lequel je vivais ; j'espérais mieux le comprendre pour m'y sentir à l'aise car je n'ai jamais cru à un "âge d'or" d'antan où se réfugier...
A la fin du secondaire j'étais sans perspective et me destinais au reportage de guerre, ou à défaut aux métiers commerciaux aériens (steward d'abord puis chef d'escale ensuite). Dans cet esprit, j'avais été impressionné par le célèbre feuilleton « Les globe-trotters » de Claude Boissol dans les années 60, avec Yves Rénier, un ex-steward d'Air France. L'appel du large, toujours...
Une idée m'a alors trotté dans la tête : beau gosse et la tête bien faite, j’ai contacté à mon tour Air France et passais, avec un franc succès, les trois étapes éliminatoires d'une rude sélection de personnel navigant commercial (PNC).
Un projet vite avorté avant le stage à Orly en raison du "mauvais oeil" dans son sens le plus littéral. En effet, je ne vois que d'un oeil (et encore, très mal) ; j'avais bluffé en me rendant aux oraux sans lunettes, rédhibitoires à l’époque. Une fois de plus, le destin m'avait fait un méchant "clin d'oeil". Exit mon doux rêve, j'en aurai d'autres, bien d'autres !
Je ne leur ai jamais témoigné de rancune. Pour preuve, plus tard, lorsque j'avais le choix, je ne voyageais qu'avec Air France, une compagnie fondée par Mermoz que j’adore ; en classe « Affaires » ou en « Première » lorsque j'étais surclassé sur Johannesburg, Maputo ou Rio de Janeiro pour ne citer que les longs courriers...
AIR FRANCE a trois activités principales (les classements sont ceux du groupe Air France - KLM :
- le transport de passagers : 1er groupe européen avec 25,5 % de part de marché (novembre 2004) et 1er groupe mondial en termes de chiffre d'affaires.
- le transport de fret : 1er groupe mondial pour le transport de fret international, hors intégrateurs, 3e avec (derrière FEDEX et UPS).
- la maintenance et l’entretien des avions : 1er opérateur mondial multiproduits
Historique de la compagnie AIR FRANCE - KLM :
A ce jour, j'ai effectué 393 vols et me suis laissé emporter 143 fois sur nos ailes tricolores (36% des vols).
Mon premier envol ? Londres-Heathrow à Paris-Orly en Caravelle (avril 1966) : magique !
Les plus longs depuis Paris ? Santiago-du-Chili, Le Cap, Maputo (Mozambique), Victoria Falls (Zimbabwe), Los Angeles, Oakland, Rio de Janeiro, São Paulo, Buenos-Aires, Merida (Mexique), Antananarivo (Madagascar), M'babane (Swaziland) sans parler de nos DOM antillais et l'ensemble du Moyen-Orient, de l'Afrique du Nord et Noire, l'Europe...
Le plus dangereux ? Un trip de Ta'ïz à Sana'a (Yémen) avec la Yemenia dont on relate la catastrophe ces jours-ci !
Mes prochains départs ? Je rêve de découvrir l'Asie du Sud-Est, l'Extrême-Orient, l'Australie et pourquoi pas, rêvons davantage, quelques archipels du Pacifique ; qui vivra verra !
Pour avoir emprunté tous les types (ou presque) d'appareils, toutes classes confondues, ma préférence va sans conteste au Boeing 747.
Photo prise à l'arrivée à Maputo (Mozambique) en 1997, lors d'un de mes nombreux vols vers l'Afrique australe (21 voyages au total). J'adore le pont supérieur en classe "Affaires" sans parler de la "First" dans le nez du B-747 où l'on me surclassait parfois ; là, c'est carrément le pied ! Connaître des PNC sur les lignes, ça a du bon... merci !
Un doux clin d'oeil dédié à celles que j'ai emmenées vers tous les bouts du monde...
...et que j'emmènerai encore.
Je sais qu'elles me lisent et "l'aventure" est loin d'être terminée, ô que non !
Affiches de ma collection personnelle AIR FRANCE
Pour continuer le rêve : La saga d'Air France (cliquer sur chaque bandeau pour accéder aux chapitres)
BON VOYAGE !
PS. Je ne possède aucune action chez AF, juste de doux souvenirs de quelques hôtesses et de grands crus, hi, hi !
Comments
Plus d'une serveuses ont voulus entrer à air france comme hôtesse,mais la sélection était très dur,moi même n'ai put faire steward alors que je l'ai fait sur les bateaux de croisière,
c'était une des meilleures et même la meilleure compagnie aérienne du monde.
hélas de nos jours c'est comme la SNCF la gloire est tombé, trop de gréve et un personnel de plus en plus précaire.
des avions qui sont de plus en plus genre autobus de transport urbain.
ou est l'époque des caravelles!
je me souviens de certaines affiches donc celle du moyen orient que j'aime.
a+
En 1971 les concours se passaient en quatre étapes éliminatoires : trois sessions au siège à Paris-Montparnasse (tests, entretiens individuels anglais) + stage au sol à Orly (ai été éliminé à cause de ma vue dont j'avais caché la déficience). A l'issue du stage de sécurité à Orly survenait l'embauche temporaire pour une "saison" puis, seulement selon places disponibles, intervenait l'embauche définitive. Aujourd'hui je ne connais pas la procédure...
AF est restée au top, suffit de voir les listes d'attente pour embarquer sur les longs-courriers. Certaines lignes sont proprement inaccessibles tout au long de l'année à moins de réserver TRES longtemps à l'avance (Bogota, Caracas ou l'Afrique pour ce qui me concerne). Les étrangers se bousculent aux portillons !
Mes préférées (longs-courriers) : British Airways, South African Airways, Varig (compagnie brésilienne, dont un magnifique vol de Mexico à São Paulo via Manaus, environ 13h de voyage de nuit).
Gare aux très sérieux concurrents hyper top de quelques compagnies du Sud-Est asiatique ou des émirats arabes (cf. Thaï Airways, Cathay Pacific, Emirates).
Oublions les compagnies américaines (nationales ou longs-courriers) : c'est le métro dans les airs avec un service du niveau d'un wagon-bar de la SNCF !!!
Have a nice Sunday flight :-)
Air France s'endort sur son nom, elle n'est pas de tout compétitive… Dommage…!
ßesos hermano, buenas noches.
Sur un billet acheté pour un départ de France, notamment vers l'Afrique mais pas seulement, et quelque compagnie que ce soit, 50% du tarif vont aux taxes aéroportuaires + TVA ; les compagnies ne sont pas totalement responsables, mais plutôt les gouvernements ; cherchez l'erreur !!!
A l'étranger, ce sont surtout les classes aisées qui prennent AF, les autres volent sur d'autres compagnies très satisfaisantes (Iberia, Swissair, Alitalia, Lufthansa, TAP Portugal pour ne citer que les européennes).
Avis personnel, j'en offusquerai plus d'un mais ce n'est pas grave :
Quant à la "démocratisation" des voyages, je ne suis pas adepte des "bétaillères du ciel" ni des voyages à moindre coût (low costs ou charters).
Le voyage personnel - je ne parle pas des déplacements professionnels - reste pour moi un "rêve", et le rêve n'est pas réductible à du "consommable" de supermarché.
Je préfère payer cher mon rêve en économisant longuement, auquel cas il reste intact en conservant son caractère d'exception, donc de sacrifice.
Je veux "mériter" mes voyages : alors c'est Noël à chaque envol personnel.
Je reconnais à d'autres le droit d'envisager le voyage "autrement" du moment que je ne partage pas leur zinc car... les rêves se partagent rarement, hi, hi !
Beijos irmã, boa noite :-)
pour moi l'avion c'était pour allez vite pour allez travailler en saison ,maintenant c'est TGV, et puis avec la retraite j'aime bien les tortillards de la SNCF du moins ou il y en reste, j'ai toujours eu un faible pour le train plus que pour l'avion.
mon rêve aérien c'est plutot l'hélico principalement suivi du planeur et du petit avion, dans mon simulateur je suis souvent au commande de scenna et autres appareil de ce type pour passer ensuite aux avions de chasse.
si ma vie était à refaire je pense que je serais pilote d'hélico civil ou militaire.
mon plus grand regret,n'avoir pas eu le temps de passer mes brevets de pilote et contrairement à toi j'avais une vue faite pour piloter,plus maintenant hélas.
Pour Air France au niveau long courrier c'est encore le top c'est vrai,même les américains prennent Air France, mais comme tu le dis en prémière classe ou affaire seulement, j'ai des amis qui prennent souvent l'avion pour l'afrique et il me dise que c'est galère au niveau classe eco.
a+
Pour les transats en liner, un autre rêve là aussi, reporté souvent car cher ; soit sur le seul liner qui fait la ligne de nos jours : le QM2, car hélas le QE2 ne fait plus la ligne ; ou alors sur un vraquier, minéralier, gazier ou pétrolier : dans ce cas les voyages sont hors de prix car pris d'assaut et... très longs du fait des itinéraires élastiques soumis aux chargements. J'en parle ailleurs sur une ancienne note.
Bonne journée, ami randonneur-photographe :-)
Pour l'Afrique avec AF en "Eco", je ne sais pas trop car je n'ai d'expérience que sur Dakar et Djibouti dont je n'ai franchement pas eu à me plaindre. Tous les autres vols AF sur le continent noir (surtout l'Afrique australe, une vingtaine de fois) je les ai effectués en classes supérieures, parfois surclassé en "First" ; de sacrés coups de bol ! Un privilège sur lequel je n'ai évidemment rien à dire sinon que c'est le top du top, itou sur South African Airways ou British Airways :-)
Une standing ovation pour les commandants, pilotes et mécaniciens d'AF : des gentlemen des airs de très grande classe survolant le cloaque du monde...
Surtout quand je pense au Cdt. Marc DUBOIS, qui a péri dans le vol AF447.
Sauf homonymie, je me souviens d'un Athènes-Paris, d'un Paris-Newark et sans doute d'autres vols effectués partiellement auprès de lui en cabine de pilotage (rarissime car interdit désormais).
Pour lui, ses collègues et ses passagers : Resquiescant in pace !
Quant à Aeropostal (sans "e"), je l'ai prise plusieurs fois de Fort-de-France à Caracas en 1991, une compagnie qui a repris le nom de celle créée par le géant Jean Mermoz et consorts. Le rêve est resté, surtout en vol de nuit à l'approche des côtes sud-américaines et les contreforts de l'Avila (Andes) qui se profilent en aplomb de la mer des Caraïbes et l'aéroport Simon Bolivar sur la mince bande côtière : magie des souvenirs, snif !
@mitiés aériennes :-)
Je dirai que je ne suis pas "privilégié" puisque je suis seul acteur de ma vie pour en écrire régulièrement le scénario (encore maintenant) et refuser autant que faire se peut ceux rédigés par d'autres....
J'ai toujours décidé de voyager ou virer de vie ; soit en démissionnant de places "bien au chaud" où j'aurais pu roucouler ad vitam aeternam, soit en "plaquant tout" (vraiment tout) afin de partir à l'aventure. Décider de vivre pour ne pas exister seulement.
A ce jeu de poker on n'est pas toujours populaire, surtout quand on perd, ce qui m'est arrivé rarement (heureusement) ! La devise de mon avatar est un proverbe arabe : "voyager c'est vaincre".
Vaincre d'abord soi-même, ses habitudes, son confort, sa paresse, sa veulerie, ses repères, ses codes sociaux et familiaux, ses croyances, ses frustrations, sa sécurité, toutes les "bonnes raison" de ne rien faire et qui cimentent dans des "semelles de béton".
Souvent on paie le prix fort, très fort même, à ne pas vouloir se contenter d'exister seulement, refuser de ramper ou renoncer à ses rêves de jeunesse.
On m'a souvent posé la question à propos de ma boulimie d'expériences de vie diverses et mouvementées, de savoirs éclectiques et de tous les ailleurs :
"la vraie vie, c'est quoi pour toi ?"
Ma réponse est invariable : "Peu importe le prix à payer car la vraie vie n'a pas de prix, dès lors que l'on sait que la seule vraie vie (il n'y en a pas d'autre) est celle que l'on sait devoir vivre et que l'on nie sous un fatras de raisons invoquées pour masquer nos renoncements, nos abandons et nos lâchetés au quotidien !"
Fort heureusement, les hommes sont différents et l'expérience des autres ne sert jamais à rien, c'est bien connu ; mon avis ne vaut que pour moi et je me garderai bien de faire la leçon : à chacun son viatique de (vraie) vie, hi, hi !
@ bientôt amie poétesse, avec mes amicales biz :-)
Je n'étais pas parti très loin cette fois, sous le soleil évidemment mais sans exotisme avec néanmoins beaucoup de plaisir...
...pas celui des 18°C du retour (!). Il parait que c'est l'été ici ? Atchoum !
Se vaincre soi-même : m'en suis longuement expliqué plus haut car où serait l'intérêt d'un blog si on ne s'y exprimait peu ou pas, voire pire, faussement ?
C'est pourquoi j'adore le tien car, en sus d'être sympathiquement courtois et élitiste (si, si), il donne à lire et réfléchir...
Assoiffé de découvertes ? Le suis comme toi, pas seulement géographiques mais de tout ce qui réjouit l'âme, l'esprit et les sens...
Vivre pour ne pas exister seulement, tout un art !
Mais... avec l'âge, l'art et la vie ne font qu'un (Georges Braque).
L'énergie ou ma "clef de la réussite" du vouloir-vivre ?
C'est parce que je ne savais pas que c'était impossible... que je l'ai fait !
En tout, pour réussir il faut un immense désir ; seuls réussissent ceux qui s'en croient capables, hi, hi !
@mitiés et... re-atchoum (manquent quelques degrés Celsius) :-)
The Dude.
Grâce à toi, j'apprends la filiation entre Mermoz et Air France... et retrouve les publicités, dont celle du nuage que je n'avais que fort peu vue, avec plaisir.
Tu es un nomade, je suis un sédentaire. Découvrir d'autres lieux, faire de nouvelles rencontres m'est souvent un enrichissement, mais le temps du voyage lui-même m'est une souffrance physique. Alors, j'ai perdu l'habitude et même pour quelques centaines de kms en TGV, dois m'y préparer mentalement des jours et des jours avant. Comme une phobie.
Serait-ce la crainte de l'arrachement à moi-même ? Peut-être... ;)
On a tous un bât qui blesse, une souffrance physique ou psychologique.
Ca n'empêche pas de "voyager".
Le Nantais Jules Vernes, grand "voyageur" s'il en est, n'a jamais quitté sa Caisse d'Epargne d'Amiens ; pourtant il s'est mis dans la peau de Philéas Fogg et nous a emmené autour du monde en 80 jours et même sur la Lune, hi, hi :-)
Certes, et longtemps, je me disais être un tel voyageur immobile, que ce soit par mon imaginaire ou ma sensibilité artistique (écoute musicale, lecture, etc.). Et cela me suffisait.
Mais à quelques mois de mes cinquante ans, me voici pris d'une envie de voyages sous d'autres ciels, réels et lointains, de l'Europe centrale aux Etats-Unis, de l'Afrique noire aux pays baltes. Pour découvrir in situ, et me confronter et m'enrichir... car ai le sentiment un peu de stagner... :((
Il me faudrait en revanche trouver le bon compagnon ou la bonne compagne de voyages... et là, c'est pas du tout cuit, non plus ! ;)
Et quand je parle de "bagages", je parle surtout de ceux que l'on se trimballe dans la tête, bien lourds, qui empêchent de recevoir davantage...
Quand au compagnon ou la compagne, il est des voyages qu'il vaut mieux faire seul, surtout quand ils tournent au cauchemar.
Les rêves se partagent rarement, sauf avec l'élu(e) absolu(e) :-)
Et c'est bien cet(t) élu(e) absolu(e) que j'espère !
Je te rejoins tout à fait : se vider pour accueillir ; pas si simple. Pas si compliqué, non plus. J'oubliais que ça m'arrive régulièrement. Et je me considère même comme chanceux de pouvoir si souvent savourer ce qui se présente à moi... même dans des endroits inattendus. Mais en même temps, pour l'observateur, ça me rend pataud. Et pour le sens pratique, j'ai tout à réapprendre... ;))